• Le thème de cette chanson ne fait pas de doute : il s'agit, comme dans beaucoup de cas de cas, de l'amour. Ou, plus précisément, de la fascination que l'on peut ressentir à l'égard de l'être aimé. On pourrait, même, dire que, dans ce texte, on détaille la manière, avec laquelle une personne en envoûte une autre. Avec 2 couplets et 2 refrains (ce dernier, en lui-même, est plutôt long), on nous explique, de manière non didactique mais narrative, que ce qui fait que l'on est intéressé, dans la séduction, par tel ou tel individu, est que l'on juge que ce dernier sait sortir, par son comportement, de la masse des gens ("Mais autour de moi, tout tourne aussi rond"). Pour cela une certaine dose de folie sera apprécié : cela rapporte à un côté mystérieux, qui fait que l'on littéralement transcendé par l'autre. Dans le cas présent, il semble que ce qui fait bonne impression est l'attitude stoïque de la dulcinée (ce que l'on soupçonne, puisque c'est un homme qui chante). Il faut dire que, si, en l'occurrence, on est en présence d'un artiste à la sensibilité exacerbée, qui analyse chaque évènement dont il est témoin, il n'est pas étonnant qu'il soit surpris du fait que l'on puisse passer au-dessus de cela. Cela dit, pour que la satisfaction soit totale, il manque encore quelque chose ; c'est ce que laissent entendre les mots "J'aime encore mieux ça", selon lesquels on pourrait croire que la panacée n'est pas là. Certes, si certains détails sont manquants, on veut bien reconnaître que l'on est envoûté par la volupté ("Moi je fais ron-ron"). Enfin, c'est peut-être un le commun de rappeler que, dans le type de relation que l'on décrit, l'authenticité est recherché ; c'est la signification du titre.

    Cette analyse de "Ca C'est Vraiment Toi" vous séduit-elle ?


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  • On dira qu'il y a quelque chose d'obscur dans ce texte, puisqu'il fait mention des "Tobacco road" ; l'auteur dit y avoir trop "rôdé". Il semble qu'il s'agisse du nom d'une chaîne de restaurants, aux Etats-Unis ; ou alors, on peut traduire littéralement par "route du tabac", et penser qu'il s'agit de bureaux de tabac installés au bord des routes. On ne dispose pas d'informations précises sur ce point, et toute contribution sur ce sujet serait la bienvenue. Cela n'entrave pas la compréhension du sens de cette chanson, qui a réussi à faire son trou, malgré la répétition de son refrain : pour un tube de 3 min 30 environ, il semble que deux couplets soient légers. Du coup, les paroles sont souvent les mêmes ; mais la magie est là, et c'est tout ce qui compte. Mis à part la difficulté de vocabulaire déjà évoquée, il est, donc, rapide de commenter ces mots. Ainsi, on doit dire que le thème en est la passion musicale, qui en arrive à aliéner celui qu'elle habite, au point que l'artiste ne se rend plus compte de sa souffrance ("J'ai trop saigné sur les Gibson" - une marque de guitares), ne respecte plus l'ordre établi ("j'voyage toujours en fraude") et se noie dans son activité (c'est pourquoi on parle "d'amour noir"). D'un autre côté, cela lui permet d'entrevoir d'autres horizons par le biais de l'imagination ("un recours pour une autre histoire"). La deuxième partie reprend, à peu près, les mêmes idées, en mettant plus en exergue le côté chronophage de l'art fusionnel ("j'ai pas le temps"), et qui, d'ailleurs, absorbe toute énergie, dans le sens où on ne sait plus "d'où vient le vent". Il y a, dans ce processus, une certaine forme de violence, puisque cela " brise les ailes". Enfin, on prend soin de rappeler l'ouverture intellectuelle ("Mais ça suffit pour se faire la belle").

    Est-ce que "Quand la musique est bonne" vous remue les tripes ?


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  • Malgré que cette chanson ait été chantée par Daniel Balavoine, elle a été composée en 1978 par Michel Berger, dans le cadre de l'opéra-rock Starmania. Il ne semble pas inexact de dire que ce texte n'est pas dynamique, dans le sens où il ne retrace pas l'évolution d'un quelconque personnage : il y est fait, plutôt, la description d'une situation qui choque, pour l'époque : il s'agit de la violence gratuite et inexpliquée de bandes de jeunes. Le dernier qualificatif employé n'est pas tout à fait exact, puisque l'on se doute de la raison, qui pousse ces jeunes gens à mal agir : d'ailleurs, les paroles le rappellent, c'est le désespoir, "du moins, c'est c'que disent les journaux du soir". Quelqu'un qui est encore plein de fougue, et à qui on ne donne pas l'occasion de se défouler utilement, cherche, forcément, un moyen de tuer le temps. Au lieu de rien faire, pourquoi ne pas casser ? Même si on veut bien reconnaître que cela est vil, il est difficile de contenir cette fureur de vivre, dont on sait que, avec l'âge, elle va partir : il faut profiter tant que la Vie nous en donne la possibilité. Ce thème du temps qui passe est bien présent dans cet écrit chanté : l'idée revient au refrain, ainsi qu'au dernier couplet. Mais, ce qu'il faut retenir, c'est que l'impression principale que nous donne le parolier est celle d'un vieux réactionnaire, qui paraît être offusqué par l'évolution récente de la société : en cela, cette oeuvre musical est un véritable document d'archive. Aussi, comme l'agencement lexical traduit une certaine réticence que celui qui l'a créé ne devait pas appliquer à lui-même, c'est, peut-être, pour cela qu'il a préféré refourguer le bébé à quelqu'un d'autre, qui, sans doute, s'y reconnaissait mieux, ou qui avait moins de scrupules. Ou alors, il s'agit d'une simple commande.

    Est-ce que "Quand on arrive en ville" permet de vous lâcher ?


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  • Il faut faire attention avec ce titre, dans le sens où l'intitulé précis ne rappelle pas les paroles : il s'agit de "Une chanson douce/Que me chantait ma maman...". Il convient de remarquer que, dans ce texte, un parallèle entre les voluptés de l'enfance et celles de la vie d'adulte est fait. C'est-à-dire que le chanteur se remémore, lorsqu'il a l'occasion d'être plongé dans les bras de sa dulcinée, et de filer un parfait amour avec elle - le bonheur - , les premières heures heureuses de son existence, puisque, dans sa prime jeunesse, il suffit d'entendre la douce voix de sa mère pour être heureux (peu importe si celle-ci ne sait pas chanter ; les sentiments véhiculés font l'harmonie). En cela, il y a quelque chose de très humain dans cette chanson : sauf cas exceptionnels, qui échappent à l'entendement, chaque être humain ressent, au moins une fois dans sa vie, ce qu'est la joie de vivre, puisqu'il suffit de naître et d'être accepté par celle qui l'a mis au Monde, pour pouvoir effleurer la félicité. Il faut préciser que, de toutes façons, une femme est dotée d'un instinct maternel, ce qui assure à une éventuelle progéniture d'avoir le droit à son quart d'heure de grâce. A côté de cette première réflexion, il ne faut pas oublié que l'artiste qui l'a mis à son répertoire avait déjà un âge de pleine conscience. C'est donc tout naturellement que l'on retrouve une métaphore de l'amour. Et là, se retrouve le romantisme, qui se mêle à la douceur que l'on a évoqué précédemment : un cocktail détonant, qui, forcément, suscite l'attraction. En effet, l'osmose entre le "chevalier" et sa "biche" nous est, ici, contée. Bien sûr, cet écrin virtuel ne saurait être parfait s'il est violé, c'est pourquoi l'élément masculin du couple se doit de protéger sa vulnérable bien-aimé du "loup". 

    Peut-on ne pas aimer "Le Loup, La Biche et Le Chevalier" ?


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  • Il faut, déjà, parler de la structure de cette chanson : il s'agit de trois couplets originaux, entrecoupés, à chaque fois, par le refrain que l'on connaît bien. A la fin, on reprend le premier d'entre eux, puis on achève le tout par le refrain répété deux fois (bis). Le thème en est, selon Wikipédia, les "transformations sociétales" de l'époque. En s'intéressant de plus près au texte, on voit que, au niveau de la première strophe, le chanteur exprime l'ennui qui est le sien : il dit faire des choses banales, pour tuer le temps, et, en ces moments, il a la tête vide ; autrement dit, il erre aussi bien physiquement que spirituellement. Il y exprime, aussi, le mal-être qui est le sien (mais cela revient pour toutes les conclusions des parties du titre ; il s'agit de pointer les excès de sa personnalité). Vient le deuxième couplet : là, on sent que la vie de l'auteur a connu certains bouleversements. On aurait, même, envie de dire que son existence est, désormais, trop remplie, au point qu'il en "vomi[t] tout [s]on quatre heure", une colllation dont beaucoup de monde se passe, par manque de temps ou d'argent. Mais, ce qui aiguille véritablement sur cette idée d'un emploi de temps largement garni est la phrase suivante : depuis qu'il a entrepris de chanter sur scène, et d'être largement reconnu, il passe son temps (c'est ce qui est dit) dans des soirées où l'on festoie grassement. Enfin, la troisième section originale du texte semble dresser un bilan de tout cela : on compare les rêves d'antan avec ce que l'on a obtenu, et, s'il n'y a, certes, pas lieu de se lamenter, la situation finale est bien différente de ce que l'on avait imaginé. Morale de ce dernier effort d'écriture : faut pas rêver !

    Jugez-vous que le contenu de "Allo Maman bobo" est intéressant ? 

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