• Voici un film plutôt ancien, puisqu'il a été réalisé en 1955. Les acteurs les plus importants - non les principaux - sont au nombre de trois : tel qu'il est inscrit sur la jaquette du DVD, ce film rassemble Bernard Blier, Louis de Funès et Bourvil. C'est l'occasion de préciser le mystère auquel certains sont confrontés, concernant ce casting : il ne faut pas confondre Bernard et Bertrand Blier, même si la ressemblance des prénoms prête à confusion. Le premier, qui est seulement acteur, est le père du second, qui, en plus de ce métier, est aussi réalisateur et dialoguiste ; un peu comme, dans le monde la musique, Johnny Hallyday, qui est surtout chanteur, et son fils David, qui est auteur-compositeur-interprète, selon le terme consacré. Comme l'indique le titre, cette oeuvre cinématographique, à propos de laquelle, vu sa date de préparation, il ne sert à rien de cacher qu'elle est en noir et blanc, a pour thème la guerre. On sait, déjà, que ce la est une horreur physique, dans le sens où on voit, directement, avec nos yeux, les dégâts causés et les corps mutilés. Ici, ce n'est pas cet aspect des choses qui est mis en avant, on souligne plutôt le drame psychologique qu'est l'affrontement militaire. On voit, par exemple, que la population civile a tout intérêt à se placer en position inférieure par rapport à l'assaillant, même si cela est dégradant, de peur de faire les frais de ses représailles ; que, parfois, ceux qui sont enrôlés sont amenés à tuer, même s'ils ne le veulent pas ; que ces derniers se retrouvent, alors, broyés par, d'un côté, l'appareil qui les commande, et qui, en temps de paix, les fait vivre. Cela rappelle que l'individu, qui signe un contrat pour rentrer dans l'armée, doit se projeter dans l'avenir, où il sera, probablement, contraint de vider son chargeur sur des innocents, et que, donc, il s'engage à s'affranchir de son humanité.

    Est-ce que, après ça, vous estimez qu'il faut voir "Les Hussards" ?


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  • Ce film, sorti en 2007, a fait grand bruit lors de sa sortie, puisqu'il a raflé du Prix spécial du Jury, lors du Festival de Cannes, cette année-la ; cela a aussi été l'occasion d'être nommé aux Oscars (meilleur film d'animation), sans en recevoir, toutefois. Son rayonnement a été international, avec des sorties française, canadienne, puis américaine, a été interdit, puis autorisé, au Liban, et a eu une version censurée en Iran, bien sûr. D'ailleurs, il est probable que cela a été un ferment pour justifier les récents évènements qui ont secoué la République Islamique. En effet, cette oeuvre autobiographique de la bande-déssinée du même nom. Son auteure, Marjane Satrapi s'est accompagné, à la réalisation, de Vincent Paronnaud. En ce qui concerne le casting, elle a fait appel aux voies de Catherine Deneuve et Danielle Darrieux, pour les plus connues ; pour la version anglaise, il faut ajouter que Sean Penn a collaboré. Malgré tout cela, la production artistique n'a rien de vraiment transcendant, dans le sens où le but l'artiste qui en est à l'origine n'a eu d'autre but que de raconter son histoire, somme toute, assez banale, vu que cela se confond avec l'Histoire d'un (grand) pays. Cependant, il faut signaler qu'une fraction de ce long métrage fait songer que, lors d'une guerre, les citoyens lambda sont vraiment à dix mille lieues de ce qui qui se passe concrètement ; que, donc, cela ne peut être perçu que comme un fléau qui s'abat sur eux ; et que, avant de prendre la décision de s'engager dans un conflit, les dirigeants politiques devraient avoir la conscience du nombre de vies qu'il vont briser.

    "Persépolis" vous inspire-t-il, ou vous a-t-il inspiré ?

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  • Ce film est la suite d'un autre : Les Ripoux. La série étant très populaire, il est presque superflu de raconter l'histoire : il s'agit de deux flics allègrement corrompus, qui se plaise à trouver des petits arrangements avec les malfrats du quartier ; d'ailleurs, le titre est assez explicite. Et, dans cet épisode, les deux agents, qui étaient en place depuis cinq ans (le deuxième volet est sorti en 1989, alors que le premier datait de 1984), sont, malheureusement, remplacés par un autre binôme, qui, lui aussi, révèle ses méthodes peu légitimes. On a donc un quattuor d'acteurs : Philippe Noiret, Thierry Lhermitte, Guy Marchand et Jean-Pierre Castaldi ; tout ce petit monde est dirigé par Claude Zidi, à la réalisation. Evidemment, et le scénario s'y prête, le thème de cette oeuvre cinématographique est la confrontation des méthodes de deux générations. Dans un premier temps, les jeunes éléments se regroupent, laissant seule la vieille garde. Alors, puisque l'une des deux parties est humiliée, le conflit naît entre elles. Vu que l'une a l'avantage d'être connue par le milieu, elle reprend du poil de la bête, et, finalement, arrive à coincer l'équipe qui lui succède, qui, décidément, est trop entreprenante, et, par là, ne sait pas se faire discrète. C'est donc de l'expérience contre la fougue. Le tort de cette dernière est, peut-être, d'en vouloir toujours plus, et trop rapidement, ce qui a pour effet d'attiser la jalousie des autres.

    Maintenant, avez-vous envie de regarder "Ripoux contre ripoux" ?

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  • Ce film, sorti en 1990, interpelle les spectateurs sur la réaction qu'ont eu les bourgeois de France, lors de cette mini-révolution qu'a été mai 68. Toutefois, on a pas beaucoup d'indice sur le fait que ces gens sont issus d'une riche famille. Certes, il y a cette grande maison ; mais le détail qui, peut-être, en dit long : il s'agit des gants de Camille, un personnage interprété par Miou-Miou. On peut se demander pourquoi ces individus Sans Difficultés Financière (SDF), comme ils disent, portent cet accessoire. Peut-être est-ce pour éviter de se salir les mains et, ainsi, garder une belle peau et une belle manucure. Il est impossible de savoir vraiment. En tout cas, cela ne choque pas le père, Milou, joué par Michel Piccoli. Surtout, on devine l'état d'esprit de ces gens, avec l'arrivée de Grimaldi (Bruno Carette, membre des Nuls défunt), que l'on identifie comme un rustre, et aussi par l'intervention de Valérie Lemercier (dans le rôle de Mme Boutelleau), qui invite tout le monde à aller se cacher dans la forêt, pour échapper au péril communiste, après la soi-disante débandade du Général De Gaulle.

    Avez-vous envie de voir "Milou en mai", si ce n'est déjà fait ?

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  • Ce film, qui date de 1969, a été réalisé par Dennis Hopper et produit par Peter Fonda (il s'agit bien du fils d'Henry Fonda). Au niveau du casting, ces deux pointutrs du cinéma se font accompagner de Jack Nicholson, qui apparaît plus tard, au cours du scénario. En effet, cette oeuvre cinématographique, qui se veut un film de motos, de drogue et se sexe, selon ce qu'en disent ceux qui l'ont créé, raconte l'histoire de deux motards, Billy et Wyatt qui, partis de la frontière mexicaine de Californie, jusqu'à la Nouvelle-Orléans. Sur leur route, ils font la rencontre d'un avocat des Droits de l'Homme, qui décident de les suivre, C'est l'occasion d'échanger de nouvelles idées, et, en traversant l'Amérique profonde (celle dont les habitants donnent l'impression de n'avoir jamais connu la civilisation moderne), d'apprendre que les gens, quand ils sont empêchés de faire ce qu'ils veulent deviennent odieux par jalousie. Ils regrettent secrètement de ne pouvoir posséder ce que, eux-mêmes, s'interdisent d'avoir. Ils s'enferment dans un carcan social, dont ils les propres garants, bien malgré eux. Pour cette raison, on peut dire que Easy Rider est un hymne à la liberté.

    Seriez-vous prêts à voir et à revoir "Easy Rider" ?

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