• Voilà un film bien connu, en principe, dans le sens où il a été réalisé par Claude Lelouch - un réalisateur incontournable de la scène nationale - en 1993 (un date pas trop ancienne pour que tout le monde s'en souvienne. De plus, il rassemble une pléiade d'acteurs célèbres, parmi laquelle on compte Gérard Darmon, Francis Huster, Fabrice Lucchini... C'est, d'ailleurs, à l'occasion de ce tournage que ce dernier a remporté le César du Meilleur acteur. Pour ne pas parler du sujet auquel tout le monde s'attend, et que la plupart des hommes connaissent mieux les uns que les autres, on parlera, plutôt, du génie qui anime certains malfaiteurs, dont l'action est auréolée de succès. De la même manière que ceux qui ont pour objectif de briller au sommet de la pyramide sociale, les escrocs - et autres bandits - doivent, pour franchir les étapes qui mènent à la réussite, trouver en eux-mêmes les moyens de gruger leurs semblables. Il faut, donc, une bonne dose de culot, de l'aplomb, du sang-froid... Il s'agit de ne pas se laisser déstabiliser par son propre mensonge, et, par conséquent, d'une maîtrise virtuelle parfaite des éléments de l'intrigue que l'on s'est inventé. En fait, tout est une question, là aussi, de gestion des risques : il faut savoir renoncer à ce ne qui peut que nuire. Cette courte réflexion doit en faire arriver à la conclusion que, quand on juge les mauvais agissements de quelqu'un, il est assez épineux de condamner comme s'il n'y avait pas d'intelligence : l'idéal serait de trouver un moyen de canaliser la puissance vertueuse que l'on a constaté vers des fins acceptables. Il est vrai que, pour cela, la nature humaine, qui est rebelle, n'aide pas.

    Est-ce que "Tout ça... Pour ça !" peut être envisagé sous cet angle ?


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  • Ce film fait vraiment partie de l'ancien temps, puisqu'il date de 1957. D'ailleurs, le casting a lui aussi vieilli, mais un des acteurs, qui est aussi réalisateur - il s'agit de Laurence Olivier (un homme). relève un peu le tout, puisque son nom est, peut-être, le seul qui, de loin, peut encore signifier quelque chose aujourd'hui. Mais, son coup d'éclat, pour ce long métrage, est d'être parvenu à susciter l'intérêt de Marylin Monroe, qui a profité de l'occasion pour faire sa vingt-sixième apparition sur le grand écran, en assurant, en plus la production. Ceci a valu à l'oeuvre de recevoir plusieurs distinctions, qui, malheureusement, n'ont plus de signification pour nous. Comme on le fait d'habitude, on va s'appuyer sur un "détail" : l'histoire que l'on conte se déroule en 1811. Au cas où le scénario, qui est tiré d'une pièce de Terence Rattigan, ne serait pas entaché d'anachronisme, on doit signaler que, en l'occurrence, la différence entre Europe et Amérique, entre Ancien et Nouveau Monde, est particulièrement saillante. En fait, il est question de remarquer combien le Vieux Continent a perdu le sens de la frivolité, en ce dix-neuvième siècle, par rapport aux puissants Etats qui émergent. Cela souligne combien la société d'Outre-Atlantique est faite pour le divertissement, et, donc, le développement, dans la mesure où l'être humain, qui crée les richesses, sait se satisfaire. Alors, certes, à l'époque, nos territoires étaient déchirés par la guerre, et, avec la paix, il y a lieu de croire que l'enthousiasme a finit par revenir partout.

    Doit-on être curieux, quant au "Prince et la Danseuse" ?


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  • Ce film a mal vieilli, dans le sens où il a été réalisé, en plein dans les années disco, c'est-à-dire en 1978 (il est sorti l'année suivante). D'ailleurs, pour confirmer cette influence, il faut citer la participation du groupe Village People. On ne peut oublier, non plus, de citer Jean Yanne, qui est vraiment l'Homme à qui l'on doit cette oeuvre. Pour agrémenter "son" casting, il est aidé par d'autres stars du grand écran, qui, toutefois, se cantonnent à des rôles auxiliaires : Daniel Prévost, Arielle Dombasle... Le visionnage du DVD peut donner cette idée : réfléchir sur le fait que personne n'est irremplaçable, même au plus haut niveau. Cette maxime semble tellement évidente, puisque l'expérience que donne des années de vie oblige à en arriver à cette conclusion. Il est donc intéressant de tenter de creuser ce sujet, en commençant par dire, par exemple, que tout cela tient à notre conformation commune. En effet, par imitation, le corps humain est capable de simuler ce que l'autre fait, quand bien même ce dernier est original. Mais, la copie n'est jamais aussi parfaite que son modèle, en matière de personnalité ; si ce n'était pas le cas, on parlerait d'exemplaire second. Ainsi, de la même manière qu'une combinaison génétique est toujours différente d'un individu à l'autre (sauf chez les vrais jumeaux), on parvient, au cours du temps à étoffer le champ des nuances d'une nouveauté. En effet, si le premier signe un avènement, ceux qui viennent, par la suite, reprennent l'impulsion initiale. C'est pourquoi, plus l'Humanité vieillit, plus elle est riche d'une mémoire donnant, aux membres d'une génération, toujours plus de possibilités de trouver le succès.

    Aimeriez-vous voir "Je te tiens tu me tiens par la barbichette" ?


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  • Ceci est, sans doute, le dernier succès du cinéma d'antan. En effet, ce film de Charlie Chaplin est sorti à une date où le parlant avait déjà fait ses débuts. Vu que l'oeuvre en question est restée dans les annales, on doit souligner toute la perfection qui faisait cette production d'une technologie dépassé. D'ailleurs, elle a l'honneur de figurer, depuis 1991, dans la Bibliothèque officielle de Congrès américain. Alors, peut-être plus que d'habitude, on va s'attacher à un détail, qui se résume en une question : comment sauver quelqu'un qui est sur le point de se suicider ? Il semble que, pour arriver à ses fins, rien de tel que le rire. Cette idée est plutôt séduisante, tant il est vrai qu'une bonne rigolade est propre à effacer un souci. Cela reste momentané, et, si la personne déprimée est déterminée, il y a peu de chances de chaudes larmes soient un remède assez efficace. C'est pourquoi il est bon d'avoir le soutien de l'alcool. Celui-ci, en nous faisant baisser notre garde morale (car, en cherchant à nous faire sourire, il est clair que l'on nous jette de la poudre aux yeux), fait que nous sommes plus manipulables, et sensibles aux situations cocasses. Ainsi, la solution dont on parle est plus le résultat de la conjonction de deux forces : celles de l'humour et celle des boissons psychotropes. Mais cela s'apparente, très certainement, à un palliatif, car, lors du retour à la lucidité, la morosité ne fait que revenir, et la Vie aura gagné un peu de temps. Si, toutefois, on a retenu ce que l'on a vécu ce que l'on a vécu pendant que l'on était sous l'emprise de la drogue à boire, le refus de l'existence est susceptible de s'estomper. En fait, pour repousser toute angoisse, il faudrait être sous légère perfusion intraveineuse, mais tout le monde sait que, à la longue, cela détériore les organes -le foie en particulier.

    Vérifierez-vous que cette approche des "Lumières de la Ville" est juste ?


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  • Il semble qu'il est crucial de rappeler le titre québécois de ce film, car cela est presque aussi célèbre que l'oeuvre elle-même : il s'agit de "Quand les femmes s'en mêlent". Il faut dire, aussi, ce que la jaquette du DVD ne dit pas : ce long métrage a reçu, entre 1989 et 1990, tout un tas de récompenses, alors qu'il est sorti en 1988. Cette année-là, le réalisateur Mike Nichols a réuni, sur un même plateau, trois grands noms : Melanie Griffith, Harrison Ford et Sigourney Weaver. Il est certain que cette superproduction (le budget a été, paraît-il, de 28.6 millions de $)a contribué au rêve américain, avec la Statue de la Liberté en tant que première image. Alors, il serait dommage de traiter le sujet auquel tout le monde s'attend, et on préférera, seulement, y faire allusion (car il ne fait pas de doute qu'une majorité de gens a déjà vu et revu ce classique). En revanche, il semble que d'aborder la manière expéditive, avec laquelle on se permet de juger les gens, selon leur seule fonction professionnelle. Cela est terrible, puisque 22 ans après, ce comportement général est toujours d'actualité. On doit quand même concéder que - il est vrai - celui qui a fait moins d'études, et qui, donc, a un métier ne lui permettant pas de vivre richement, a, en principe, moins d'éducation, et d'aucuns pensent que l'on peut mépriser cet individu. Outre le fait que cela signifie que le respect ne peut pas être accordé uniformément (puisque l'influence des revenus, et de l'aura bénéfique que cela apporte, est indéniable), on ne peut ne pas essayer de dissiper ces idées préconçues, en répétant que le patrimoine extérieur ne correspond, en aucun cas, à celui qui est intérieur. Croire à ce pseudo-dogme revient à faire voir que l'on s'arrête à ce que l'on voit. N'est-il pas connu que l'habit - ou le portefeuille - ne fait pas le moine ?

    Pensez-vous qu'il est impossible de se lasser de "Working Girl" ?


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