• San Francisco (Maxime Le Forestier)

    La première chose à dire, en lisant ce texte, est qu'il a probablement été écrit en l'honneur du mouvement hippie. Déjà, on évoque la Californie, qui est un bastion du style baba-cool ; ensuite, il faut savoir que cela a animé l'année 1972, à l'époque de la guerre du Viet-Nâm, et des revendications que cela a suscité ; enfin, dire que "la maison bleue" en question est "peuplée de cheveux longs" ne laisse pas de doute sur ce qu'il faut penser. A partir de là, il est facile de deviner le reste du contenu : il s'agit, ici, d'un lieu de rencontre, dont les tenanciers s'ouvrent à tous ("on ne frappe pas"), et, contrairement à leurs hôtes occasionnels, sont totalement sédentaires (ils "ont jeté la clef"). On peut, donc, imaginer que leur credo est de voir les autres s'épuiser à parcourir le Monde, pour finalement en avoir le simple témoignage de ces pérégrinations, en profitant, en outre, des talents que les uns et les autres ont acquis ici et là ("on écoutera Tom à la guitare"). Cela est une manière peu onéreuse de voyager par procuration, tout en ayant le bonheur de répandre le bien autour de soi, puisque, en l'échange de récits stimulants l'imagination, un bon traitement est réservé à ceux qui passent par là : "et l'on vient s'asseoir autour du repas". Bien sûr, il faut croire que, pour se préserver des vols et autres turpitudes, cela est reservé à des habitués (même s'il n'y a aucune raison d'avoir une appréhension, à propos de l'étranger de passage), vu que, selon le chanteur, la place reste "accrochée à ma mémoire".

    Pensez- vous que ce sondage de "San Francisco" a atteint son but ?


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :